On nous a écrit

Châteauneuf, le 2 décembre 2008

Cher Pascal,

C’est avec une joie teintée d’émotion que j’ai reçu ta lettre, des photos, des souvenirs qui m’ont comblé et qui prouvent que nos racines fussent-elles lointaines se perpétuent de génération en génération. Je suis confus du retard que j’ai mis à te répondre mais les visites successives de mes enfants, les visites médicales auxquelles nous sommes astreints bouleversent un peu notre calendrier.

La photo de la classe dirigée à l’époque par M. Agostini, si ma mémoire est bonne, m’ont particulièrement attendri. Ernesto à côté de moi, un genou levé de Valère, ton père, François Piat et tous ceux qu’il serait trop long de citer, bref toute une bande de copains m’ont fait rêver.

Je ne sais quel instituteur, amoureux de Jules Verne avait eu la bonne idée de garnir la bibliothèque de toute la collection de cet auteur. Le Capitaine Némo et Vingt Mille Lieux sous les Mers, le Tour du Monde en quatre-vingts jours, Cinq semaines en ballon, nous faisaient connaître un monde dont nous ignorions l’existence et où nous plongerions un jour.

L’Ile Plane que je pensais ne plus revoir, même en photo, elle est pour moi, plus que Tahiti ou Bora-Bora, grâce à toi. Je t’en remercie.

A ta lettre était jointe une monographie sur le village d’El-Ançor établie par le centre de Documentation Historique sur l’Algérie. Elle a un coût. Je voudrais les dédommager de leur travail et de leur peine. Dois-je passer par toi ou leur écrire directement ?

Cher Pascal, je te suis reconnaissant du travail que tu as fourni pour renouer les liens du village qui fut le nôtre. Preuve que des générations intermédiaires sont là pour perpétuer le souvenir d’anciens, respectables jusque dans la tombe et que nos petits-enfants auraient aimé connaître.

Un grand bonjour à tes parents que j’espère en bonne santé et que je n’avais l’occasion de voir qu’à Benicarlo.

Bien amicalement à toi et à ta petite famille.

Martial

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