Poèmes et chansons

Algelia, Nuestra Tierra

Entre soles fandaguillos y alegria
Nacio mi Algelia la tiera de l’amor
Solo Dios pudiera dar tanta belieza
Es imposible poder hacer mejor
Y todo el mundo save que es verdad
Y lloraron al momento de marchar

Por eso se oye este refran
Y vivaz mi algelia
Y todos la recordaran
Y viva mi Algelia
La gente canta con fervor
Y viva mi Algelia
La vida tiene otro sabor
Algelia es la mejor

Que bonito es el mar Mediteraneo
Su isla Plana, Andalouse y Avivas
Esos rincones a mi memosionan
Porque en sus notas hay vida y calor
Algelia fue siempre sera
Eterno paraiso sin igual

Por eso se oye este refran
Y vivaz mi algelia
Y todos la recordaran
Y viva mi Algelia
La gente canta con fervor
Y viva mi Algelia
La vida tiene otro sabor
Algelia es la mejor

Por las tardes ensoleada a Pascua mona
A Missila ivamos a parar
Con paillas, aniste y sangria
Como es posible de poder olvidar
Y todo el mundo sabe que
Es verdad y lloron al momento
De marchar

Por eso se oye este refran
Y vivaz mi algelia
Y todos la recordaran
Y viva mi Algelia
La gente canta con fervor
Y viva mi Algelia
La vida tiene otro sabor
Algelia es la mejor

Joseph Pialup


Berceau de mon enfance

Faut-il que je vous dise où se trouve ce pays,
Raviver la mémoire de ceux qui l’ont connu,
De ceux qui l’ont quitté à regret et sans bruit,
De tous ceux qui en parlent avec foi et vertu,
De ce cocon ! Ces lieux où nous naquîmes,
Furent le théâtre heureux de toutes nos joies d’antan.
Il plaît à ma mémoire se rappeler les cimes,
De ces montagnes basses aux parfums envoûtants.

Je n’ai pas oublié tous ses matins joyeux,
L’empreinte de mes pas sur des sables d’or fin,
Le rivage bordé de ses eaux toujours bleues,
Berçant algues et coraux sous un ciel d’airain.
Est-ce par nostalgie, que j’en parle de la sorte ?
Certes, ses jours sans souci sont ma seule fortune.
Ouvrir par la pensée d’une époque la porte,
Par un pèlerinage au fil d’une plume.

Parcourir toutes les rues inondées de soleil,
Retrouver sa maison dans l’état du départ,
S’asseoir sur un banc à l’ombre d’une treille,
Et se désaltérer sans ivresse d’un nectar.
Sur l’horizon rougi lorsque le décroît,
Des lueurs féeriques s’offrent à nos regards,
A celui du pêcheur scrutant le ciel, prévoit,
En portant à son front une main en huloire.

Sous la voûte étoilée la mer berce la nuit,
Le calme insolent et l’odeur des algues,
Le flux et le reflux poussent à la rêverie.
C’est l’heure où la noirceur vous prend dans sa madrague.
Attendre, recueillit, dans une parfaite quiétude,
Compter dans les éthers mille astres lumineux,
Voir les aurores naissantes chasser la solitude,
Et sentir la caresse d’un soleil silencieux ;

(Refrain)
Plaise à ma mémoire toujours s’en souvenir,
De ses gens, de ces lieux, de ces années sans prix,
Jusqu’au terme fatal par la pensée courir,
Dans ce pays lointain les jours de nostalgie.

Gilbert De San Leandro Casimiro  (10/03/2009)


El-Ançor

Ce petit village,
Dès mon tout jeune âge
Fréquenté maintes fois,
Je veux l’immortaliser une nouvelle fois.

Pour y parvenir,
Une route en lacets, jusqu’à Kébir
Longeant vignes et cultures
Maraîchères,
Aîn-El-Turck, Bouisseville,
Bou-Sfer.

Et au bout de la corniche,
Au km 27, un panneau s ‘affiche.
Au sommet de la route…
El-Ançor !
Au bas, sa place et sur ses bords,

Quatre monuments ornés en
Fleurons,
Symboles de l’agriculture de
Chaque saison.
Travail, climat favorable constant
Telle était la devise des habitants.

Façonné d’un tenace labeur,
Amoureux du terroir le leur
El-Ançor, beau et pittoresque,
Son monde rural faisait le reste.

Le plaisir de vivre dans leur
Milieu,
Entouré de plantations en tout
Lieux,
Bordé par les Andalouses
Corailleurs et petite source,

El-Ançor éprouvait une fierté.
Endroits bucoliques très appréciés,
Heureux d’être parmi les miens,
Me confondant au parler valencien,

Attaché sentimentalement
Toujours près de toi, malgré les
Ans,
Cher village, qu’es-tu devenu ?
Je te glorifie tout en étant ému !

Francis Féménia


ELA ELA EL ANCOR

TRAIGO UNA COPLA MORENA
LLENA DE BRISA DE BRISA Y DE SOL
CRUZANDO LA MAR SERENA
CON ELLA TE DIJE ADIOS
ADIOS EL ANCOR DE MI VIDA
EL PLUEBO DONDE NACI
MORENO LINDO Y GRACIOSO
COMO UNA ROSA DE ABRIL
AY AY VOY A MORIRME DE PENA
VIVIENDO MUY LEJOS DE TI
CRUZANDO LA MAR SERENA
CON ELLA TE DIJE ADIOS
QUE LEJOS TE ESTAS QUEDANDO
EL ANCOR DE MI QUERER
A DIOS LE PIDO LLORANDO
QUE PRONTO TE VUELVA A VER
COMO UNA ROSA ENSENDIA
PERFUMAS MI CORAZON
ADIOS TIERRA QUERIDA
POR TI CANTO MI CANCION
AL DARTE LA DESPETIDAD
MI CANTO Y MI DOLOR
ELA ELA EL ANCOR ADIOS

Joseph Pialup


Je me souviens d’El-Ançor

Je me souviens de mon village,
Blotti entre Murjdado et Méditerranée,
Ce qu’il fut dès mon plus jeune âge,
Lieu où naquirent mes aînés.

Je revois souvent dans mes rêveries,
Cette pittoresque Place de l’Avenir,
Bordée tout autour, aux merveilleux coloris,
D’arbres majestueux semblant l’agrandir,

Ces rues souvent empruntées,
Conduisant vers mon entourage,
Maisons familiales, tant estimées,
Présence d’inoubliables personnages.

L’âme, la vie de ces lieux enchanteurs,
Dans lesquels ses habitants, en toute simplicité,
Vivaient proches, dans un réel bonheur
Ancrés dans leur terroir, tant cultivé.

El-Ançor, une grande famille !
Chacun, chacune avait un surnom.
Tout était en cause, même les idylles,
Ainsi, au hasard, trouvait-on…

Coî-poussa… Avait-il un cou long ?
Los Hindéblés… de petite taille, disait-on.
El Tchicharone et, cela va de soi, Louisette sa fille… Tchitchara !
Le puisatier et son fils Cornetta.
Chichenta Hora, toujours à soixante à l’heure.
Le Napolitano, des Corailleurs.
Ramonet El Rodjet.
Catchoféta, qui réclamait ce légume par el viatgé !
Tira Pépé tira Juan, l’accordéoniste de la « Méléta ».
Johnny, le mécanicien né en 42, lors du débarquement « américa ».

Que l’on m’excuse, moi l’implanté,
Au fil du temps, mes souvenirs se sont portés
Vers cet endroit familial, ô combien apprécié,
Dont je prends plaisir à immortaliser.

Francis Féménia

En valencien :
Coî : cou
Rodget : rouquin
Viatgé : voyage
Méléta : Aïn-el-Arba



Là- bas aussi.

Là- bas aussi.
Ne déplaise à La Fontaine,
Elle chanta, là bas, tout l’été.
Cri strident, se propageant vers la plaine
S’accordant une pause de courte durée.

Partie intégrante du lieu,
Son chant assourdissant,
Accueillait, en modules chaleureux,
La vie quotidienne de tous les instants

Sa vie est courte, dit-on !
Chez nous, à El-Ançor
Sa nébuleuse vision
Agrémentait le décor.

Permettez, Monsieur le Poète,
De substituer son nom,
Telle une requête.
Point de cigale ou cigalon.

En une simple appellation,
À consonance ibérique,
Cigarra ? Chicharra. ! Pardon.
Plutôt «  tchicharra », intonation phonétique.

Ce terme, de notre Terra Nostra,
Restera gravé en mémoire,
Nature et êtres de là-bas,
Sympathique combinaison du terroir.

Francis (1er août 2010)


Le village natal

Dans mon village natal, où était né mon père,
La maison familiale, bâtie par mon grand-père,
Abrita ses enfants, pendant des décennies,
Dans un air florissant, en parfaite harmonie
Nos parents, nos amis, la mer et le ciel bleu,
L’église et la mairie, nous étaient très précieux.
Le vent froid de l’histoire nous a tous chassés,
Nous laissant en mémoire, nostalgie du passé.

Plus de village natal, le voilà sublimé !
Cruel destin fatal l’a dès lors supprimé.
Ce n’est qu’un mauvais rêve ; il va réapparaître !
Non ! quand le jour se lève, temps gris à la fenêtre !
Il nous faut désormais nous rendre à l’évidence,
Et vivre à tout jamais sur l’autre sol de France.

Pour ce village natal, chaqu’année au printemps,
Voilà notr’idéal : parler du bon vieux temps.
Retrouver l’amitié et un baume apaisant.
Vire cette intimité, nous monte au firmament.
Une vieille photo nous transporte là-bas,
Dans notre première auto, ou dansant la rumba.

Renouvelons souvent, autour de ce vitrail,
Dans ce cadre émouvant, ces belles retrouvailles,
Pour que survive encore cette « Terra Nostra »,
Avec ce beau décor, que le cœur chérira.

Simone Garcia (le 8 Mai 2009)


Les Andalouses

La mer au bleu étincelant
Caresse le rivage de sable
Tel un ourlet blanc
D’un va-et-vient insatiable

Blottis entre deux roches
Mes pensées très proches
Du lieu ou évolua la jeunesse
Dans la plus grande allégresse

Nul ne pourra troubler mon esprit
Seul avec  ce clapotis fascinant
Paresse des vagues charme de l’ouïe
Surgit en moi une évocation…

Panorama propice à la contemplation
Yeux mi-clos je revis le passé
D’une intense émotion
Époque de mes belles années

Habitations au contraste saisissant
Santa-Monica lieu de réjouissances
Joyau exaltant
Invitation à la musique de danse

Volatiles virevoltants
Au loin voiliers multicolores
Ajoutant ainsi un charme envoûtant
Au naturel décor

Je revois un relief pittoresque
Autre magnificence
Son contour telle une fresque
Site des Corailleurs en évidence

Soudain sortant de ma torpeur
Je réalise mon illusion
Sans oublier mon bonheur
De conserver cette nostalgique passion.

Francis  (29/04/2010)


Mi Tierra… El-Ançor

Il était une fois, dans tellement d’innocence,
Mon cartable rempli des rues de mon enfance,
Des hauteurs de Madague, aux pieds des Corailleurs,
Il était mon village… Qui n’existe pas ailleurs.

Aux quatre coins de la grande place,
Quatre statues, pour chaque saison, se font face,
Le « carrico » de Hachmi et ses douceurs en vrac
Et les ragots d’Oran arrivant par la S.O.T.A.C.

Quand j’y pense …  Les souvenirs s’imposent,
En échange de bien peu de choses,
Saint-Antoine, au chœur de son église,
Pardonnait gentiment les fautes commises.

À l’abri des Andalouses, les pensées flânent,
Les échos du Guedarra se meurent sur l’Ile Plane,
Les aiguilles du temps ont perdu leurs heures
Et si du pire naissait le meilleur ?

Eres una luz en mi ventana
Que alumbra cada paso de mi vida
Y tu ausencia, à pesar de los anos,
Provoca en mi, lagrimas de vacio.

Mi pluma se viste de negro,
Escribiendo las historias de tu libro,
Pero siempre perdurara tu recuerdo,
Como las estrellas en el cielo.

Je chante avec tes enfants dispersés
La mémoire des bonheurs passés,
C’est un rêve qui nous rassemble,
Ce besoin de nous retrouver ensemble.

Te canto con todo mi amor,
Terra nostra que nunca olvidé… El-Ancçor !

Alain PERAL

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