Proverbes

Proverbes, dictons, évidences et bien d’autres choses encore…

Ces dans les vieux cacharros qu’on fait les meilleures soupes.

Qui casse la frégasse est exempté de faire la vaisselle à jamais.

Le plus court chemin, c’est tout droit sans passer par les Quatre Chemins.

Faute de langanisse, on mange du boudin ou, à la rigueur des restes, s’il n’y a plus que ça.

Il ne faut jamais courir deux lièvres à la fois sans des espargattes de compétition.

Il faut faire contre mauvaise fortune un effort supplémentaire.

Si tu cherches un peu, tu en trouve beaucoup au village qui se lèvent tôt pour travailler tard.

La loi du plus fort, c’est la loi du plus fort.

Comme on fait son lit, on fait sa sieste.

Le passé, il n’a pas beaucoup d’avenir, fils !

Quand le vin est tiré, c’est le moment de se le boire, sans chichi ni tralala.

Celui qui s’est brûlé en mangeant un gaspatcho oranais trop chaud, sur le gaspacho andalou, il soufflera trois fois.

On n’est jamais si bien servi que par sa mère.

Il n’est pire sourd que le gendoul qui ne fait aucun effort pour entendre.

Si le caroubier te cache la forêt, c’est parce que tu le regardes de trop prêt.

Loin des yeux, loin du village.

Mieux vaut trop de dessert que pas beaucoup.

Il y a un temps pour loucher et un temps pour avoir les yeux bien en face des trous.

Si tu veux une omelette sans casser les œufs toi-même, fais-toi inviter.

Ne t’embête pas de remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Tant va la gargoulette à l’eau qu’à la fin elle et pleine.

Celui qui met le feu aux poudres ne doit pas se plaindre du bruit.

Qui est un bourriquot et veut être maire du village a du soucis à se faire.

Un petit chez soi dans un cabanon, vaut mieux qu’un grand chez les autres.

On ne fait de bonnes migas sans bien touiller la semoule sans arrêt.

Etre d’El-Ançor, c’est un bonheur à plein temps.

Si tu ne vas pas à la kémia, l’anisette ne viendra pas toute seule à toi.

Parler très fort ne fait pas mieux cuire le gaspatcho.

Si tu ne digère pas la soutane, ne bouffe pas du curé.

On croit qu’il y a de la saucisse chez le voisin et il n’y a même pas de clous pour l’engantcher.

Quand on tient la poule, il reste à la plumer.

Arrange-toi pour avoir de quoi, le ciel t’aidera.

Sans quelques œufs frais du poulailler, on ne fait pas d’omelettes.

Ce qui est fait, grâce à Dieu, il n’est plus à faire !

L’argent ne pousse pas sous les figuiers.

Abondance de pois chiche ne nuit point à un bon couscous.

Un morceau de morcilla à la maison est toujours meilleur qu’un banquet à la ville.

Tous nos jours sont des adieux, hijo !

Si le ciel te jette une datte, ouvre la bouche.

Le prix du gorro n’est pas en rapport avec la cervelle qu’il coiffe.

Quand on n’avance pas, on se fait rattraper par les derniers.

Plus la photo elle est vieille, pos pluss tu as l’air jeune.

On n’attrape pas un perdreau avec un tambour.

Il n’y a pas de place pour deux pieds dans une même espargatte.

Presque tout est possible à El-Ançor, mais n’oublie pas le presque, hijo.

Quand un d’El-Ançor dit du mal de lui, ne le crois pas, il se vante.

Pour aller loin, compte plutôt sur la Sotac que sur le bourricot de ton voisin.

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens.

Les beaux chemins ne mènent pas loin du village.

Qui se lève tard trouve le potajé toujours froid.

Faut rêver juste ce qu’il faut et bien garder ses tchanclas aux pieds.

Garde bien la tête près du bonnet et les pieds à l’aise dans ses espargattes.

La bave du crapaud n’empêche pas la caravane de passer.

Les grenouilles de bénitier ne peuvent pas être au même temps à la Macaguiä, en train de danser, et à la chorale.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai d’où tu es.

Tout ce qui brille n’est pas d’or, surtout la jolata.

Les os du poulet et du lapin sont pour les absents.

Les absents ont toujours tort, surtout que la paëlla était bonne, purée !

Un morceau de calantica vaut mieux que deux tu en auras.

Il n’y a point de viande sans os ; pas de poisson sans arête ; nulle oursinade sans un trago de vino à la cagna.

Dans tout ce que tu fais daté prissa, mais applique-toi bien.

Petit lundi, grande semaine.

Les feuilles mortes se ramassent sur la Place, mais moins que ceux qui ne savent pas tenir sur des patins à roulettes.

Les à peu près qui volaient aux alentours de la Place de l’Avenir:

« Y’en a plus qu’assez de se faire souffler dans les bretelles ! »
« Dans tous les cas, l’important, c’est de garder les pieds sur les épaules ! »
« Je suis tout à fait d’accord pour apporter ma pierre au moulin. »
« Ça c’est sûr ! J’t’avais prévenu : Qui sème le vent y récolte la trompette ! »
« Mon pauvre ! J’te dis pas ! T’y en as du pain sur la branche ! »
« Bière BAO qui mousse, ne me soûle pas des masses ! »
« Ouais ! Ouais ! Facile hein de tirer les marrons du jeu ! »
« Toi, ti vas pas avec le dos de la main morte, ma parole ! »
« Ouîlle ! Toi, tu m’ôtes une fière chandelle du pied ! »
« Va ! Va ! Va ! Oh ! Vas pas pousser le bouchon dans les orties, oh ! »
« Je m’en mords les dents ! »
« Ça, j’te le dis, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, là ! »
« Tiens ! La voilà la bandes des pieds niqués ! »
« C’est très bien ça, d’avoir plusieurs cordes à sa harpe ! »
« Allez, hop ! Emballé, c’est pelé ! »
« Bon, c’est bon ! Fais pas ta tête de moule ! »
« Arrête comme ça, tout le temps, de passer du coq au vin ! »
« Arrête ! Arrête comme ça de jeter de l’huile sur la plaie ! »
« Alors, là ! C’est l’étincelle qui fait déborder le vase ! »
« Toi, alors ! Tu te mouches pas avec le dos de la cuillère ! »
« Oh, Pierrot ! Faut pas vendre la charrue avant les bœufs ! »
« A pierre qui roule, rien d’impossible »
« Les apparences sont tout le temps trompeuses et les déguisements encore plus ! »
« On n’apprend pas aux vieux chibanis à faire des salamaleks ! »
« Il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le sarouel de Sahoui ! »
« Les paroles s’envolent, mais les coups pleuvent ! »
« Tout vient à la fin, à celui qui a attendu longtemps. »
« Qui tire la chasse, souvent il en prend plein les espargattes. »
« Pierre qui roule n’amasse pas bézef. »
« Une anisette ça va. Deux ça va encore mieux. »
« Si tu donnes le bakchich, ne sois pas chiche !
« On ne parle pas aux gamates, ça les instructionne ! »
« C’est aux portes du palais que le couscous devient royal. »
« Que chacun balaie devant son portalico et les rues du village seront beaucoup plus nettes ! »
« Qui s’est brûlé la langue n’oublie plus de souffler sur sa calintiqua. »
« On n’emmène pas de longanisse quand on va à Francfort, binh, on a tort ! »
« Quand il pleut des dattes, les malchanceux n’ont pas de couffin. »
« La bave de la colombe n’atteint pas le vert crapaud. »
« Au royaume des aveugles, les borgnes sont mal vus. »

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