Second degré

À El-Ançor, on était tellement pauvres que pour boire il fallait attendre qu'il pleuve!

À El-Ançor, nos musiciens n'avaient pas de quoi se payer, ni costumes de scène, ni chaises pour s'asseoir!

À El-Ançor, on aimait tellement le football que, du ciel parfois, il nous tombait des ballons. Autant qu’un pape pouvait en bénir!

À El-Ançor, on allait aux Andalouses, la pêche était souvent miraculeuse, tellement il y avait de poissons.

À El-Ançor, on admirait beaucoup ceux qui essayaient de voler de leurs propres ailes.

À El-Ançor, la « gorra » était de rigueur pour tous. Les intellectuels, eux, portaient le chapeau.

À El-Ançor, on aimait tellement les produits frais, qu'on pouvait aller se servir quand on le voulait.

À El-Ançor, durant leur stage d’apprentissage, les futures hôtesses de l'air apprenaient à décoller, non pas du tarmac, mais de la plage des Andalouses.

À El-Ançor, aux réunions du Lion's Club, il y avait à boire mais surtout à manger. Le président de séance, parfois, se régalait.

À El-Ançor, dire au revoir à quelqu'un qui partait, ce sont des choses qui arrivaient.

À El-Ançor, on trouvait les meilleurs et les plus beaux "churros" du monde. Ils permettaient, le ventre bien calé, de tenir la route toute la matinée.

À El-Ançor, on pouvait y venir à pied, à cheval, en voiture ou par le car de la Sotac. On avait l’embarras du choix. Certains hésitaient jusqu’au bout.

À El-Ançor, les piscines étaient rares, et on manquait cruellement d’eau. Deux raisons suffisantes, pour plonger tout habillé, sans courir le risque de trop se mouiller.

À El-Ançor, le rire était le propre de l’homme et du village. Le ramassage des ordures aussi.

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