Les corailleurs

Dame Andalouses -  Sieur Corailleurs

Monsieur Corailleurs bien assis entre rochers et sable ne cessait de lorgner sa voisine !

Cela depuis fort longtemps, car il faut dire qu’il était d’un naturel timide, réservé, quelque peu introverti dans son fief, lequel était pour lui un lieu sublime.

Cependant il eut un jour l’audace d’engager une conversation, qualifiée de téméraire et ce, après de multiples tentatives fictives.

La voix éteinte et bredouillante, il déclara sa flamme et s’enhardit enfin comme ceci :

Oh ! Dame Andalouses que vous êtes belle.
Je ne cesse d’admirer votre prestance.
Permettez mon intrusion passionnelle,
En espérant ne pas vous déranger, à outrance.

J’admire votre teint de lumière,
Cette robe d’un bleu éclatant,
Extraordinairement seyante, c’est sincère,
Agrémentée par ce corsage couleur sable, ravissant.

Il va de soit que vous êtes très courtisée.
Puis-je figurer parmi vos fans ?
J’en serais très honoré,
Éternellement reconnaissant.

À ces mots, troublée par une telle éloquence, Dame Andalouses ne pouvait retenir son émoi, fière de cette soudaine galanterie devint encore plus belle, son sourire plus éclatant, son habit de lumière révéla de multiples paillettes.

D’une manière gracile, elle murmura telle une vague languissante :

Oh ! Cher Corailleurs, votre galanterie m’envoûte.
Je ne vous cache pas, beau charmeur,
Que votre sensibilité, sans nul doute,
Me va droit au cœur.

Excusez du peu mais votre personnalité,
Au-delà de mon site sablonneux,
Offre un regard émerveillé,
Joyau sublime et lumineux.

Puis-je vous dire, et, ce, à l’infini…
L’admiration du haut d’un naturel mirador,
De nos concitoyens et amis,
Ce village tout proche, El-Ançor.

Sieur Corailleurs enchanté, fier de cette aimable compagnie, ne pouvait qu’apprécier, d’un élan spontané. Sa réplique devait se conclure ainsi :

Merci Belle Dame !
Ce trait d’union nous honore.
Ils sont partis, reste l’âme
D’un passé impossible à clore.

Francis  (16/07/2010)


Les commentaires sont fermés.